Notre peau

On n’y pense pas souvent, mais la peau est le plus grand organe de notre corps, et donc aussi l’un des plus importants. Elle forme une barrière entre le monde extérieur et nos organes internes.

La peau se compose de trois couches :
> l’épiderme
> le derme
> l’hypoderme

La couche superficielle, l’épiderme, est principalement constituée de cellules cornées qui se renouvellent constamment (phénomène de kératinisation). Les cellules sont fabriquées dans la partie inférieure de la couche et « remontent » à la surface sur une période d’environ 28 jours, après quoi elles sont éliminées.

Les cellules cornées sont agglomérées par des graisses ou lipides, tandis que les glandes sébacées et sudoripares assurent la présence constante d’un mélange composé d’eau et de graisses sur la peau. La combinaison des graisses entre les cellules cornées et le mélange superficiel d’eau et de lipides garantit la souplesse de la peau tout en évitant la sécheresse, les tiraillements et les rugosités.

La couche médiane, le derme, est une épaisse couche élastique de cellules conjonctives, telles que le collagène (pour la solidité) et l’élastine (pour l’élasticité). Elle contient également des vaisseaux sanguins, des glandes sébacées, des glandes sudoripares, des bulbes pileux et des terminaisons nerveuses.

La couche profonde, l’hypoderme, est une couche d’adipocytes assemblés par des fibres de collagène spéciales. L’hypoderme marque la frontière entre la peau et les structures sous-jacentes, comme les muscles et les tendons.

Eczéma

L’eczéma ne désigne pas une maladie en tant que telle, mais un grand nombre d’affections de la peau différentes. Certaines de ces affections cutanées sont cousines, mais bon nombre de maladies appelées « eczéma » en langage populaire n’ont en réalité pas grand-chose à voir les unes avec les autres.

La plupart des atteintes cutanées désignées sous le terme générique « eczéma » ont cependant un point commun : des symptômes tels que démangeaisons, rougeurs, desquamation et irritations.

La forme la plus courante est l’eczéma atopique, également connu sous les noms d’eczéma constitutionnel et de dermatite atopique.

Cette forme d’eczéma est plus fréquente chez les enfants, qui développent généralement la maladie dès les premières années de leur vie, mais elle peut tout aussi bien faire sa première apparition à un âge plus avancé.

Il s’agit souvent d’une maladie chronique, bien que le patient connaisse généralement des périodes de répit.

L’eczéma atopique se manifeste par des démangeaisons, une sécheresse, des fendillements, des rugosités et des rougeurs de la peau. Ces symptômes peuvent aussi bien se limiter à de petits endroits du corps que s’étendre sur l’ensemble du corps.

L’eczéma se manifeste généralement à quelques endroits typiques.

Le cercle vicieux

Difficile de ne pas gratter quand ça démange quelque part.
Cela peut parfois s’apparenter à un supplice. Et pourtant, le grattage ne fait qu’aggraver les choses, créant un véritable cycle démangeaison-grattage-démangeaison : plus vous grattez, plus ça démange.

Comme la peau sèche et abîmée démange, le fait de se gratter risque d’aggraver les lésions de la peau, qui va démanger encore plus... et c’est le cercle vicieux.

Traitement de l’eczéma

L’eczéma atopique ne se guérit pas, mais il existe différents moyens de rendre la vie du patient plus supportable.

Les piliers classiques du traitement de l’eczéma sont :
> les crèmes, pommades et huiles hydratantes d’entretien
> les crèmes à base de corticoïdes ou de cortisone

Le meilleur moyen de maîtriser un eczéma atopique est d’utiliser les crèmes de soin hydratantes en suffisance. Lors d’une poussée, il est généralement conseillé d’appliquer une crème à base de cortisone ou de corticoïdes. Les crèmes à la cortisone ne sont pas dénuées d’effets indésirables et n’ont pas bonne réputation. C’est là que Skabio crème intervient. Grâce à sa composition unique, à base de palmitoyléthanolamide, Skabio crème a une efficacité comparable à un produit à faible concentration en cortisone, comme une crème à 1% d’hydrocortisone, mais sans ses effets secondaires.

Il va de soi que les formulations à base de cortisone ont toujours leur place dans le traitement de l’eczéma et que, en cas de doute, il est toujours indiqué de demander conseil à votre pharmacien ou à votre médecin pour connaître le meilleur traitement.

Dans les cas graves, le médecin ou le dermatologue peut prescrire des inhibiteurs de la calcineurine (tacrolimus, pimécrolimus).

Pour soulager les démangeaisons, on conseille souvent des antihistaminiques en solution buvable ou en comprimés.

Au bout d’un certain temps, bon nombre de personnes souffrant d’eczéma atopique connaissent les facteurs susceptibles de déclencher une crise. Voici quelques exemples de facteurs déclenchants connus :
> certains produits dans les vêtements. La plupart du temps, les tissus doux et légers, comme le coton, sont les mieux tolérés.
> la chaleur et la transpiration.
> les savons et les détergents.